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FRANÇAIS 🇫🇷 Cet appel transpartisan a été initié et coordonné par un collectif national de personnalités issues du monde politique (de la droite humaniste à la gauche), académique, syndical et de la société civile suisse.
Face à l'écho rencontré par notre démarche lors de sa publication, nous ouvrons cette plateforme pour permettre à chaque citoyenne et citoyen d'apporter son soutien et d'amplifier notre voix. Rejoignez-nous !
DEUTSCH 🇩🇪 Dieser überparteiliche Appell wurde von einem nationalen Kollektiv von Persönlichkeiten aus Politik (von der humanistischen Rechten bis zur Linken), Wissenschaft, Gewerkschaften und der Schweizer Zivilgesellschaft initiiert und koordiniert.
Angesichts des grossen Echos, das unsere Initiative bei ihrer Veröffentlichung ausgelöst hat, öffnen wir diese Plattform, um jeder Bürgerin und jedem Bürger die Möglichkeit zu geben, ihre Unterstützung zu bekunden und unserer Stimme noch mehr Gewicht zu verleihen. Machen Sie mit!
ITALIANO 🇮🇹 Questo appello transpartitico è stato promosso e coordinato da un collettivo nazionale di personalità del mondo politico (dalla destra umanista alla sinistra), accademico, sindacale e della società civile svizzera.
In risposta all'ampia eco suscitata dalla nostra iniziativa al momento della sua pubblicazione, apriamo questa piattaforma per consentire a ogni cittadina e cittadino di dare il proprio sostegno e amplificare la nostra voce. Unitevi a noi!
TEXTE INTEGRAL DE L'APPEL / INTEGRALER TEXT DES AUFRUFS / TESTO INTEGRALE DELL'APPELLO.
Le naufrage de la raison : Pourquoi nous refusons l’escroquerie populiste de l’UDC
Alors que l'Europe vacille sous la poussée des extrêmes, l'UDC tente de vendre aux Suisses un remède de charlatan. Entre déni démographique et trahison de nos valeurs humanistes, l'initiative sur le « chaos migratoire » est une impasse. Au-delà de la gestion des frontières, c’est notre capacité à rester une nation lucide et digne face à la complexité du monde qui est testée.
La Suisse s’apprête à voter sur l’initiative de l’UDC contre le « chaos migratoire ». Le titre même de cette proposition est une promesse de simplicité : l’ordre contre le désordre, le calme contre la confusion. Mais derrière la séduction des slogans se cache une impasse. Voter Non, ce n’est pas nier les difficultés de notre temps ; c’est refuser de troquer notre lucidité contre une illusion de contrôle et notre humanité contre le repli.
Il serait méprisant de nier le malaise qui gagne une partie de la population. Mais il est malhonnête de l’attribuer à la seule migration. Ce que l’extrême droite nomme « chaos » est en réalité le reflet de crises structurelles qui mettent nos institutions sous pression : fortes tensions sur le marché du logement, saturation des transports et érosion des services publics. La migration ne crée pas ces déséquilibres, elle s'y surajoute et sert de bouc émissaire commode pour éluder des enjeux politiques profonds. Au lieu de céder à la démagogie de l'exclusion, il s'agit de répondre à ces défis par une action publique renforcée, au service de l'intérêt général.
Au-delà de l'émotion, il y a un fait que l'initiative occulte soigneusement : le vieillissement sans précédent de notre société. Avec le départ à la retraite de la génération des baby-boomers, notre pays perd chaque année des dizaines de milliers de travailleurs qualifiés que notre propre natalité ne suffit plus à remplacer. Prétendre stopper la migration, c’est accepter mécaniquement de prétériter notre prospérité. Car sans cet apport, qui soignera nos aînés dans des établissements médico-sociaux déjà sous tension ? Qui financera nos retraites alors que la proportion entre actifs et retraités s'inverse ? La migration n'est pas le poison de notre système social ; elle est, statistiquement, l'une de ses conditions de survie.
Ce vote intervient dans un contexte européen inquiétant où la poussée du populisme d’extrême droite redessine les cartes. Pourtant, une lueur d’espoir nous parvient : la défaite de Viktor Orbán en Hongrie prouve que le destin illibéral n'est pas une fatalité. Les citoyens finissent par se lasser des promesses vides de ceux qui prétendent protéger le peuple en érodant les libertés et en simplifiant à outrance des enjeux globaux. La Suisse ne doit pas céder à cette tentation au moment précis où le reste du continent commence à entrevoir les limites de l'autoritarisme identitaire. L'initiative de l'UDC est le vestige d'une rhétorique qui s'essouffle, celle qui prétend qu'une île peut se protéger par des barrières alors qu'elle est située au cœur d'un continent interdépendant.
La migration ne sera jamais « réglée » par un simple texte de loi, car elle est un phénomène mondial lié aux crises climatiques, aux guerres et aux déséquilibres économiques. Voter Non, c'est accepter cette complexité avec courage et porter une vision humaniste. L'asile n'est pas une faveur accordée par complaisance, c'est le reflet de nos valeurs fondamentales. Chaque personne qui frappe à notre porte possède une dignité et des droits que la Suisse, berceau de la tradition humanitaire, se doit d'honorer. L'humanisme n'est pas une faiblesse, c'est la force d'une société capable d'accueillir sans se renier.
Nous appelons donc à un Non de responsabilité. Un Non qui reconnaît que l’économie et la démographie imposent une ouverture raisonnée pour permettre à nos hôpitaux et nos services publics de bien fonctionner. Un Non qui affirme que la solidarité est dans notre ADN et que nous ne pouvons déléguer la gestion de la misère du monde à nos voisins en nous lavant les mains. La solution réside dans l'action — l'investissement dans l'intégration et le logement — plutôt que dans des interdictions inapplicables. En votant Non, nous affirmons que la Suisse est une démocratie vivante et dynamique, capable de faire face aux défis actuels et de rester fidèle à ses idéaux de justice et d'humanité.
Der Untergang der Vernunft: Warum wir den populistischen Betrug der SVP ablehnen?
Während Europa unter dem Druck der Extreme ins Wanken gerät, versucht die SVP, den Schweizern ein Scharlatanmittel zu verkaufen. Zwischen demografischer Leugnung und dem Verrat an unseren humanistischen Werten ist die Initiative zum „Migrationschaos“ eine Sackgasse. Über die Grenzverwaltung hinaus wird unsere Fähigkeit getestet, eine nüchterne und würdige Nation angesichts der Komplexität der Welt zu bleiben.
Die Schweiz steht kurz davor, über die SVP-Initiative gegen das «Migrationschaos» abzustimmen. Der Titel dieses Vorschlags ist ein Versprechen der Einfachheit: Ordnung gegen Unordnung, Ruhe gegen Verwirrung. Aber hinter der Verführung der Slogans verbirgt sich eine Sackgasse. Nein zu stimmen, bedeutet nicht, die Schwierigkeiten unserer Zeit zu leugnen; es bedeutet, sich zu weigern, unsere Klarheit gegen eine Illusion von Kontrolle und unsere Menschlichkeit gegen den Rückzug einzutauschen.
Es wäre verächtlich, die Sorgen und Empfindungen, die von einem Teil unserer Bevölkerung geäußert werden, mit einem Handwisch abzutun. Es wäre jedoch unehrlich und vereinfachend, dies nur der Migration zuzuschreiben.
Was die extreme Rechte als „Chaos“ bezeichnet, ist in Wirklichkeit der Spiegel struktureller Krisen, die unsere Institutionen unter Druck setzen: starke Spannungen auf dem Wohnungsmarkt, Überlastung der Verkehrsinfrastruktur und Erosion der öffentlichen Dienstleistungen. Migration schafft diese Ungleichgewichte nicht, sie kommt hinzu und dient als bequemerSündenbock, um tiefgreifende politische Fragen zu umgehen. Anstatt der Demagogie des Ausschlusses nachzugeben, geht es darum, diesen Herausforderungen durch verstärkte öffentliche Maßnahmen im Dienste des Allgemeinwohls zu begegnen.
Jenseits der Emotionen gibt es eine Tatsache, die die Initiative sorgfältig verschweigt: die beispiellose Alterung unserer Gesellschaft. Mit dem Ruhestand der Babyboomer-Generation verliert unser Land jedes Jahr Zehntausende qualifizierte Arbeitskräfte, die unsere eigene Geburtenrate nicht mehr ersetzen kann. Zu behaupten, die Migration stoppen zu wollen, bedeutet mechanisch zu akzeptieren, dass wir unseren Wohlstand gefährden. Denn ohne diesen Beitrag, wer wird unsere älteren Menschen in den bereits angespannten medizinischsozialen Einrichtungen versorgen? Wer wird unsere Renten finanzieren, wenn sich das Verhältnis zwischen Erwerbstätigen und Rentnern umkehrt? Migration ist nicht das Gift unseres Sozialsystems; sie ist statistisch gesehen eine seiner Überlebensbedingungen. Diese Abstimmung findet in einem besorgniserregenden europäischen Kontext statt, in dem der Aufstieg des rechtsextremen Populismus die Karten neu mischt. Doch ein Lichtblick erreicht uns: Die Niederlage von Viktor Orbán in Ungarn beweist, dass das illiberale Schicksal keine unausweichliche Notwendigkeit ist. Die Bürger werden schließlich der leeren Versprechen derjenigen müde, die vorgeben, das Volk zu schützen, indem sie die Freiheiten erodieren und globale Herausforderungen übermäßig vereinfachen.
Die Schweiz darf nicht in Versuchung geraten, genau in dem Moment, in dem der Rest des Kontinents beginnt, die Grenzen des identitären Autoritarismus zu erkennen. Die Initiative der SVP ist das Überbleibsel einer rhetorischen Strategie, die an Schwung verliert, die behauptet, eine Insel könne sich durch Barrieren schützen, während sie sich im Herzen eines voneinander abhängigen Kontinents befindet.
Migration wird niemals durch einen einfachen Gesetzestext „geregelt“ werden, da sie ein weltweites Phänomen ist, das mit Klimakrisen, Kriegen und wirtschaftlichen Ungleichgewichten verbunden ist. Nein zu stimmen bedeutet, diese Komplexität mit Mut zu akzeptieren und eine humanistische Vision zu vertreten. Asyl ist kein Gefallen, der aus Gefälligkeit gewährt wird, sondern der Spiegel unserer grundlegenden Werte. Jede Person, die an unsere Tür klopft, besitzt eine Würde und Rechte, die die Schweiz, Wiege der humanitären Tradition, ehren muss. Humanismus ist keine Schwäche, sondern die Stärke einer Gesellschaft, die fähig ist, ohne sich selbst zu verleugnen, zu empfangen.
Wir rufen daher zu einem Nein aus Verantwortung auf. Ein Nein, das anerkennt, dass die Wirtschaft und die Demografie eine vernünftige Öffnung erfordern, um das reibungslose Funktionieren unserer Krankenhäuser und öffentlichen Dienste zu gewährleisten. Ein Nein, das behauptet, dass Solidarität in unserer DNA liegt und dass wir die Verwaltung des Elends der Welt nicht an unsere Nachbarn delegieren können, indem wir uns die Hände in Unschuld waschen. Die Lösung liegt im Handeln — in der Investition in Integration und Wohnraum — statt in nicht umsetzbaren Verboten.
Indem wir Nein stimmen, bekräftigen wir, dass die Schweiz eine lebendige und dynamische Demokratie ist, die in der Lage ist, den aktuellen Herausforderungen zu begegnen und ihren Idealen von Gerechtigkeit und Menschlichkeit treu zu bleiben.
TESTO INTEGRALE DELL’APPELLO
Il naufragio della ragione: perché rifiutiamo l’imbroglio populista dell’UDC
Mentre l’Europa vacilla sotto la spinta degli estremismi, l’UDC tenta di vendere al popolo svizzero una cura da ciarlatani. Tra diniego demografico e tradimento dei nostri valori umanitari, l’iniziativa sul «caos migratorio» è un vicolo cieco. Al di là della gestione delle frontiere, ciò che viene messo alla prova è la nostra capacità di rimanere una nazione lucida e dignitosa di fronte alla complessità del mondo.
La Svizzera si appresta a votare sull’iniziativa dell’UDC contro il «caos migratorio». Il titolo stesso di questa proposta è una promessa di semplicità: l’ordine contro il disordine, la calma contro la confusione. Ma dietro la seduzione degli slogan si nasconde un vicolo cieco. Votare NO non significa negare le difficoltà del nostro tempo; significa rifiutare di barattare la nostra lucidità con un’illusione di controllo, e la nostra umanità con il ripiegamento su noi stessi.
Sarebbe sprezzante negare il malessere che serpeggia in una parte della popolazione. È tuttavia disonesto attribuirlo alla sola migrazione. Ciò che l’estrema destra definisce «caos» è in realtà il riflesso di crisi strutturali che mettono sotto pressione le nostre istituzioni: forti tensioni sul mercato immobiliare, saturazione dei trasporti ed erosione dei servizi pubblici. La migrazione non crea questi squilibri: si aggiunge a essi e funge da comodo capro espiatorio per eludere nodi politici ben più profondi. Invece di cedere alla demagogia dell’esclusione, occorre rispondere a queste sfide attraverso un’azione pubblica rafforzata, al servizio dell’interesse generale.
Al di là dell’emotività, vi è un dato di fatto che l’iniziativa occulta meticolosamente: l’invecchiamento senza precedenti della nostra società. Con il pensionamento della generazione dei baby boomer, il nostro Paese perde ogni anno decine di migliaia di lavoratori qualificati che la nostra sola natalità non è più in grado di rimpiazzare. Pretendere di fermare la migrazione significa accettare meccanicamente di compromettere la nostra prosperità. Senza questo apporto, infatti, chi si prenderà cura dei nostri anziani nelle case di cura e di riposo (CPS/EMS) già sotto pressione? Chi finanzierà le nostre pensioni, mentre il rapporto tra popolazione attiva e pensionati si inverte? La migrazione non è il veleno del nostro sistema sociale; ne è, statisticamente, una delle condizioni di sopravvivenza.
Questo voto si inserisce in un contesto europeo preoccupante, in cui la spinta del populismo d’estrema destra sta ridisegnando le carte geografiche. Eppure, uno spiraglio di speranza ci giunge dall’esterno: la sconfitta di Viktor Orbán in Ungheria dimostra che la deriva illiberale non è una fatalità. I cittadini finiscono per stancarsi delle promesse vuote di chi pretende di proteggere il popolo erodendone le libertà e semplificando all’eccesso sfide globali. La Svizzera non deve cedere a questa tentazione proprio nel momento in cui il resto del continente inizia a intravedere i limiti dell’autoritarismo identitario. L’iniziativa dell’UDC è il cimelio di una retorica che sta esaurendo le forze, quella di chi pretende che un’isola possa proteggersi sollevando barriere, pur trovandosi nel cuore di un continente interdipendente.
La migrazione non sarà mai «risolta» da un semplice testo di legge, poiché si tratta di un fenomeno globale legato alle crisi climatiche, alle guerre e agli squilibri economici. Votare NO significa accettare questa complessità con coraggio e portare avanti una visione umanista. L’asilo non è un favore concesso per compiacenza, è il riflesso dei nostri valori fondamentali. Ogni persona che bussa alla nostra porta possiede una dignità e dei diritti che la Svizzera, culla della tradizione umanitaria, ha il dovere di onorare. L’umanesimo non è una debolezza, è la forza di una società capace di accogliere senza rinnegare se stessa.
Invitiamo dunque a un NO di responsabilità. Un NO che riconosce che l’economia e la demografia impongono un’apertura ragionata per permettere ai nostri ospedali e ai nostri servizi pubblici di funzionare correttamente. Un NO che afferma che la solidarietà è nel nostro DNA e che non possiamo delegare la gestione della miseria del mondo ai nostri vicini lavandocene le mani. La soluzione risiede nell’azione — investendo nell’integrazione e negli alloggi — piuttosto che in divieti inapplicabili. Votando NO, affermiamo che la Svizzera è una democrazia viva e dinamica, capace di affrontare le sfide attuali e di rimanere fedele ai suoi ideali di giustizia e di umanità.