Soutenance de thèse Thomas FRESSIN

La soutenance de thèse doctorale de Thomas FRESSIN, doctorant en histoire moderne de l'Université Côte d'Azur, intitulée Des bourgeois en quête de distinction : Les chevaliers des nobles jeux de l’arc, de l’arbalète et de l’arquebuse (1589-1793) et placée sous la co-direction des professeurs Pierre-Yves Beaurepaire et Hervé Drévillon, est préssentie le 13 juin 2020 à 15h.


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La soutenance aura finalement lieu par visioconférence intégrale et sera retransmise en direct.
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Membres du jury

Catherine Denys, Professeur des universités, Université Lille III (rapporteur)
Laurent Turcot, Professeur, Université du Québec à Trois-Rivières (rapporteur)
Elisabeth Belmas, Professeur des universités émérite, Université Paris XIII (examinateur)
Pierre-Yves Beaurepaire, Professeur des universités, Université Côte d'Azur (co-directeur)
Hervé Drévillon, Professeur des universités, Université Paris I (co-directeur)

Résumé de la thèse

Cette thèse analyse la quête de distinction des bourgeoisies urbaines à l'époque moderne à travers le cas particulier des compagnies de chevaliers des nobles jeux de l'arc, de l'arbalète et de l'arquebuse, formes de sociabilité persistant tout au long de l'Ancien Régime. Le cadre d'étude est le royaume de France, du roi Henri IV jusqu'au 24 avril 1793, date du dernier décret mettant définitivement fin à ce qui reste de ces compagnies.

Au gré du renforcement du pouvoir royal, cette thèse montre les enjeux pour les bourgeois du maintien de cette sociabilité dans l'espace public français. À l'intersection de l'histoire de la bourgeoisie, de l'histoire des sociabilités, de l'histoire des jeux et de l'histoire militaire des villes, elle permet de mettre au jour les rapports complexes des bourgeois avec les autorités municipales, royales et militaires. Elle révèle également une grande influence et une large présence de ces compagnies dans de nombreuses villes du Royaume, aspects encore trop méconnus.

La première partie expose les origines diverses et amalgamées de ces compagnies, pour ensuite se consacrer à la passion de la bourgeoisie pour la sociabilité et les privilèges. Elle montre la structuration en sociétés urbaines d'élus, constituées en un ordre chevaleresque connu et reconnu à travers le Royaume, qui intéressera progressivement les habitants des faubourgs et villages.

La seconde partie analyse les activités organisées par ces compagnies dans l'espace urbain, en particulier leurs exercices et concours de tir. Constitués en nobles jeux et en jeux olympiques de tir, les chevaliers renforcent et entretiennent l'idée que leurs exercices sont des jeux d'élite, réservés à l'élite. Outre la présentation des fêtes grandioses et de la théâtralité chevaleresque mises en scène, cette partie permet d'apprécier les enjeux de ces manifestations urbaines.

La troisième partie permet quant à elle d'apprécier les jeux et enjeux des pouvoirs à travers la stratégie de distinction et de conservation des droits et exemptions des membres de ces compagnies.

La dernière partie se concentre sur la place réservée à ces compagnies au sein de la milice bourgeoise et à leur caractère militaire volontairement affiché. L'étude des missions confiées par les villes à ces compagnies montre, à travers les siècles, un rôle militaire relativement fantasmé, accessoire et décrié. Occupant des places d'honneur et de sécurité, qui distinguent les chevaliers des nobles jeux des miliciens de quartiers, il faut attendre les turbulences de la Révolution pour observer quelques prises de risque, qui ne permettront toutefois pas d'éviter une fusion avec la Garde nationale.

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