Questionnaire de recueil des contributions des expert(e)s, organisations et réseaux: « Inventaire des positionnements des organisations sur les déplacements des populations induits par le changement climatique et la dégradation de l’environnement »

climate environmental migration

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Le présent sondage vise à recueillir les contributions et positionnements des organisations et réseaux qui œuvrent ou ambitionnent de travailler sur la thématique des migrations climatiques et environnementales.

Il se situe dans le cadre de l'initiative: Inventaire des positionnements des organisations sur les déplacements des populations induits par le changement climatique et la dégradation de l’environnement

L’initiative vise à produire un rapport portant inventaire des réalités sur le contexte des déplacements des populations induits par le changement climatique et la dégradation environnementale. Le rapport sera la synthèse des constats, valeurs et affirmations partagées, mais aussi des divergences, qui peuvent servir de socle à l’élaboration d’un narratif commun par ces organisations, susceptible d’être porté collectivement dans le débat public

Les noms des expert(e)s, des organisations et réseaux qui répondront au présent sondage seront cités dans la version finale du rapport.

Les logos des organisations ayant été consultées dans le cadre de la présente enquête, y seront apposés.

Le questionnaire est ouvert jusqu’au 28 août 2020 (délai de rigueur). Nous vous remercions d’avance pour votre contribution qui ne vous prendra que 20 minutes.

Si vous souhaitez recevoir le questionnaire au format Word ou si vous avez des questions, veuillez écrire à : climate.displacement@carregeo.org

Contexte et justification de l’initiative

Les migrations environnementales et climatiques, qu’elles soient d’origine naturelle ou résultantes des activités humaines, s’entendent dans le cadre d’une acceptation large de la liberté de circulation et d’installation telle que définie dans l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), dans une perspective de citoyenneté universelle qui garantit les mêmes droits et opportunités pour toutes et tous.

L’environnement s’est imposé ces dernières années comme un facteur majeur de mobilité. Le changement climatique a également brutalement relié le temps géologique et l’histoire humaine à moyen et court terme. Années après années, les émissions de C02 augmentent et la température de la planète croît. La fonte des glaciers, la salinisation des terres, la montée des eaux ou encore la sécheresse menacent les populations agglomérées sur le littoral ou celle déjà confrontées à des situations de fortes vulnérabilités dans des écosystèmes fragiles ou altérés. La chaleur croît en zone urbaine ; elle déstabilise les équilibres urbains et menace particulièrement les plus démuni(e)s.

Les migrations environnementales mêlent très souvent plusieurs facteurs. Les migrations dues à des modifications soudaines ou progressives de l’environnement qui se combinent avec des causes sociales, économiques ou politiques. De même, les victimes de crises environnementales ont le même comportement en matière de mobilité/immobilité que les victimes de violences. Il n’y a guère de spécificité à cet égard. Les un(e)s et les autres se heurtent aux mêmes facteurs de fixation à proximité des causes de leurs malheurs : la pauvreté, une connaissance insuffisante du lointain et – sans doute largement  – la répression dissuasive des mouvements migratoires par les pays de destination et par ceux de transit.

Parmi les migrant(e) environnementaux (ales), certains groupes se trouvent plus exposés à des situations vulnérables : c’est le cas des populations les plus pauvres, souvent déjà très affectées par les changements climatiques. Et pourtant, ces populations ne sont pas celles qui ont la possibilité de migrer. Beaucoup se déplacent à l’intérieur d’un même pays et de la sous-région de leur propre continent, voire, dès qu’elles le peuvent au-delà. Ces personnes déplacées ne se retrouvent bien souvent pas protégées par le droit international, alors qu’elles devraient pourtant être prioritaires.

La crise sanitaire liée à la pandémie du COVID-19, dont les victimes se sont comptées par dizaines de milliers dans de nombreux pays, a mis en évidence les conséquences significatives sur des populations déjà en situation de vulnérabilité et notamment les personnes migrantes et exilées qui vivent et/ou vivaient déjà dans des situations d’extrêmes précarités économique, sanitaire et sociale.

Les discussions relatives à la protection des migrant(e)s environnementaux/climatiques lors de la dernière conférence de l’ONU sur le climat (COP25) ont permis d’aboutir à la conclusion que le narratif qui consiste à présenter ces migrant(e)s comme des personnes qui ne peuvent pas apporter de plus-value à l’économie et à la culture des pays d’accueil doit être repensé. Le changement de cette perception des migrant(e)s environnementaux/climatiques nécessite la mise en place d’une stratégie d’alliance au-delà de toute considération raciale, religieuse, politique et frontalière.

C’est dans ce contexte que les associations Carre Geo & Environnement et ENERGIES 2050, organisateurs de la conférence parallèle à la COP25 sur les enjeux politiques des migrations environnementales, ont pris l’initiative de dresser un inventaire des positionnements des organisations sur le contexte des migrations environnementales/climatiques. L’initiative sera également co-portée par un collectif d’institutions internationales, régionales, nationales et locales, ainsi que par de nombreuses organisations de la société civile de par le monde.

L’objectif de l’initiative est de produire un rapport portant inventaire des réalités sur le contexte des déplacements des populations induits par le changement climatique et la dégradation environnementale. Le rapport sera la synthèse des constats, valeurs et affirmations partagées, mais aussi des divergences, qui peuvent servir de socle à l’élaboration d’un narratif commun par ces organisations, susceptible d’être porté collectivement dans le débat public.

Inscrit dans la durée, ce rapport a vocation à devenir une contribution annuelle pour dresser un état de la situation, analyser les origines et également identifier les axes d’actions immédiates à mettre en place et celles à plus ou moins longs termes. Il se veut aussi un témoignage des acteurs engagés au quotidien et des solutions et initiatives mises en place. Il est résolument inscrit dans les grands agendas internationaux : Accord de Paris, Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (ODD), Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, Déclarations du Forum Social Mondial des Migrations, Cadre d'action 2015-2030 de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe

Présentation des porteurs du projet

Carre Geo & Environnement

Créée en 2004 par des étudiant(e)s du département de géographie de l'université de Yaoundé 1 (Cameroun), Carre Geo & Environnement est une organisation qui œuvre pour la protection de l’environnement et la promotion d’un développement durable.

Elle a deux antennes, dont l'une est basée au Cameroun et l'autre en France. L'antenne Camerounaise accompagne, plus spécifiquement dans la région du Lac Tchad, les producteurs locaux (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, etc.) dans la structuration de leurs unités de production.

Basée à Paris, l'antenne Française contribue, dans le cadre des négociations internationales de l’ONU, à l'adoption et à la mise en œuvre des stratégies et politiques de développement, en faveur des couches marginalisées et/ou vulnérables de la population. Cette antenne accompagne également, administrativement et juridiquement, les demandeurs d’asile et les réfugié(e)s dans leurs procédures de demande d’asile et/ou  d’installation.

Depuis 2015, Carre Geo & Environnement mène dans le cadre des négociations climat de l’ONU et au-delà, des activités de plaidoyer pour l’adoption d’un instrument juridiquement contraignant en faveur des déplacé(e)s environnementaux en général et climatiques en particulier.

Pour Carre Geo & Environnement, la migration doit être abordée du point de vue de la dignité humaine, notamment en matière de politiques d’accueil et/ou d’intégration des personnes déplacées, tout en travaillant à solutionner les motifs de départ.

La vision de Carre Geo & Environnement sur le contexte des migrations environnementales a été présentée dans la publication produite en novembre 2019 sur l’Etat des lieux des réflexions sur les migrations environnementales du point de vue de la solidarité internationale. Disponible en anglais, français et en espagnol, la publication est une compilation des approches et analyses de différent(e)s acteur(trice)s (associations, chercheur(euse)s, institutions) sur le contexte des migrations environnementales.

La réflexion sur cette thématique a été régulièrement approfondie lors des conférences parallèles à la COP22, COP23, COP24 et, plus récemment, à la COP25 sur les enjeux politiques des migrations environnementales.

ENERGIES 2050

ENERGIES 2050 est une organisation non gouvernementale sans but lucratif engagée, depuis 2011, au niveau international dans la lutte contre les changements climatiques, la mise en œuvre d’un développement partagé et soutenable et la mise en place d’une société plus humaine, plurielle et solidaire, porteuse de paix et respectueuse des biens communs de l’humanité. L’association fédère des membres et des partenaires de plus de 70 nationalités. Ensemble, ils mettent en œuvre des projets dans autant de pays.

L’association et son réseau accompagnent des institutions internationales, des gouvernements nationaux et infranationaux, des autorités locales ainsi que des coalitions multi-acteurs, des acteurs non étatiques citoyens, publics ou privés dans l’élaboration et la mise en place de stratégies, de programmes d’actions et de projets de développement bas carbone à fort potentiel d’innovation dans les domaines de l’atténuation, de l’adaptation et de la résilience. Ensemble ils travaillent selon une démarche systémique et inclusive sur des sujets transversaux inscrits dans les grands agendas internationaux tels que les droits humains ; l’égalité des genres ; la protection des peuples autochtones et des minorités ; les Objectifs de Développement Durable (ODD) ; la lutte contre le changement climatique ou la préservation de la biodiversité. On mentionnera également des programmes dédiés à la transition énergétique, à la mobilisation et au déploiement de la finance climat, à la territorialisation, aux villes et à l’environnement construit, à l’eau ou encore à l’agriculture en complément de programmes de renforcement de capacité.

ENERGIES 2050 est un acteur reconnu des négociations sur les changements climatiques.

L’association a eu, entre autres, le privilège d’accompagner plusieurs pays en développement dans l’élaboration de leurs Contributions Prévues Déterminées au niveau National (CPDN), en amont de la mise en place de l’Accord de Paris pendant la COP21. L’association est actuellement engagée dans le processus de révision de plusieurs CDN et dans la mise en place de systèmes de suivi et d’évaluation. L’association et ses partenaires ont également soumis et réalisé des projets et programmes dans le cadre de la finance climat et notamment le Fonds Vert pour le Climat (FVC), le Fonds d’Adaptation ou le Fonds Mondial pour l’environnement, ou encore sous couvert des mécanismes carbone. Le sujet de la territorialisation des engagements climats en Afrique et la mise en place d’un dialogue structuré entre les échelons nationaux et locaux sont également au cœur des activités de l’association. ENERGIES 2050 rédige également depuis plusieurs années des documents de références en appui aux négociateurs climat tels que le Guide des négociations sur les changements climatiques et son Résumé pour les décideurs pour le compte de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) organe subsidiaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Questionnaire - Contribuez à ce projet collectif

Le questionnaire est ouvert jusqu’au 28 août 2020 (délai de rigueur). Nous vous remercions d’avance pour votre contribution qui ne vous prendra que 20 minutes.

Les noms des expert(e)s, des organisations et réseaux qui répondront au présent sondage seront cités dans la version finale du rapport. Les logos des organisations ayant été consultées dans le cadre de la présente enquête, y seront apposés.

Si vous souhaitez recevoir le questionnaire au format Word ou si vous avez des questions, veuillez écrire à : climate.displacement@carregeo.org

 
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