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Pour la dissolution du Groupement de soutien opérationnel (GSO) de la police municipale de Montpellier
La police municipale doit faire son travail, et pas crever des yeux
À l’attention de M. Michaël Delafosse, maire de Montpellier, et de M. le Préfet de l’Hérault
Depuis le 29 septembre 2026, les lycéens de Montpellier se mobilisent pour obtenir des moyens pour leurs établissements, la fin de Parcoursup etc.
La répression a été particulièrement brutale, avec de nombreux blessés dont certains très gravement.
Parmi les forces déployées figuraient des policiers municipaux casqués, munis de boucliers, de genouillères et de coudières.
Les 1er, 6 et 8 octobre, l’Observatoire des libertés de Montpellier a documenté leur participation à des charges de dispersion et à des barrages, aux côtés de la BAC et des CRS.
Le 8 octobre, des agents du Groupement de soutien opérationnel (GSO) étaient identifiés devant l’office de tourisme, en formation de maintien de l’ordre.
Certains agissaient le visage masqué et sans aucun numéro d’identification.
Le GSO a été créé à l’automne 2024. La municipalité le présente comme une unité formée pour faire face aux manifestations.
Cependant le Code de la sécurité intérieure limite les missions de la police municipale à la prévention et à la surveillance du bon ordre.
À Montpellier, ville sous régime de police d’État, le maintien de l’ordre relève de l’État seul (art. L. 2214-4 du CGCT).
La convention type de coordination (art. R. 512-5 du CSI) l’énonce dès sa première phrase : « En aucun cas il ne peut être confié à la police municipale de mission de maintien de l’ordre. »
Le ministère de l’Intérieur l’a rappelé par la circulaire du 20 juillet 2011 et par une réponse publiée au JO du Sénat le 25 avril 2019.
Selon cette réponse, les casques et les boucliers anti-émeutes ne font pas partie de l’équipement des policiers municipaux.
Nous, organisations, militants et citoyens, refusons qu’une police placée sous l’autorité du maire devienne une force supplétive de répression des mouvements sociaux et de la jeunesse.
Nous refusons que des agents non formés au maintien de l’ordre soient lancés contre des adolescents.
Nous refusons l’anonymat des agents, qui empêche tout contrôle et toute responsabilité.
Nous exigeons donc :
– la dissolution immédiate du Groupement de soutien opérationnel
– le retrait de tous les équipements anti-émeutes à la police municipale
– une enquête indépendante sur les faits des 1er, 6 et 8 octobre 2026, ainsi que les sanctions qui en découleront.
Pétition à l’initiative de la Libre Pensée, Les Ecologistes Mosson, ATTAC