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Le vaccin, pour tous et toutes et partout, permet de défendre les libertés

La décence ordinaire nous oblige. Il est des choses qui ne se font pas au risque de mettre la vie ou la liberté des autres en danger : conduire à gauche ou ne pas se faire vacciner si on le peut. Les solidarités et l’altruisme perdurent en dépit du consumérisme ambiant.

Des réticences existent et les difficultés d’accès aux soins s’accroissent en raison de l'impéritie du gouvernement pour faire face à la pandémie et plus généralement en raisons du délabrement et de la dématérialisation des services publics, des inégalités sociales et territoriales, et d’une défiance importante envers le personnel politique, les médias et, dans une moindre mesure, les sciences.

Chacun pour soi ?

Au nom du libéralisme même, le chacun pour soi est toujours inacceptable. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 stipule dans son article 4 que « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ».  Cependant, il est des droits qui restent, plus ou moins, lettres mortes (comme l’égalité dans tous les domaines, ou le droit à l’emploi et à l’asile) car l’interprétation néo-libérale — pour qui le profit capitaliste doit primer  —  l’emporte trop souvent sur le bien commun. C’est le cas avec le passe sanitaire. Le gouvernement se défausse de ses responsabilités sur les citoyen·e·s en les incitant à se vacciner, ou pas (en passant les tests, en payant), et en contraignant les acteurs économiques, sociaux, culturels, etc. à les contrôler. Si la pandémie flambe à nouveau ce sera de leur responsabilité ... Les manifestant·e·s vont donner raison au gouvernement.

Les pouvoirs publics se doivent de faire preuve de prévoyance, de constance, de pédagogie et surtout de se donner les moyens d’aller au plus près des personnes à risques, exclues, isolées, etc, et de les accompagner pour les convaincre. Mais le dogme néolibéral est tenace.

La pandémie du Covid-19 existe !

Il faut le redire, la pandémie est une réalité qui a officiellement provoqué le décès de plus de 4 millions de personnes dans le monde — et sans aucun doute directement et indirectement de très nombreuses autres —,  ainsi que des souffrances et des séquelles innombrables et durables. Avec les nouveaux variants, la situation est extrêmement tendue en France et catastrophique dans de nombreux pays. La vaccination reste toujours fortement inégalitaire entre pays riches et pays pauvres. Tout cela est abondamment documenté, voir par exemple les données mondiales agrégées et les données nationales sur les sites CovidTrackers.

Levée des brevets et solidarité internationale

Il ne sera possible de sortir rapidement de cette situation qu’avec la levée des brevets et des licences afin d’augmenter drastiquement la production de doses et la généralisation de la vaccination à l’échelle mondiale. Un autre verrou néolibéral est  à faire sauter.  

Contre le passe sanitaire

Il s’agit de s’opposer au passe sanitaire pour de bonne raisons. Nous ne sommes pas en dictature, et les libertés et les droits sociaux sont attaqués depuis longtemps. Les comparaisons avec le nazisme et l'apartheid sont odieuses pour toutes les victimes. Les véritables problèmes concernant le passe ont été soulignés par les associations et les syndicats. Ils concernent principalement l’arbitraire des mesures prises : les salariés en contacts avec les publics doivent être vacciné·e·s, mais la police est exempte de cette obligation, l'accès devient aléatoire dans les hôpitaux et dans les Ephad. Les atteintes touchent principalement au droit du travail, à l'égalité et à l'interdiction des discriminations, au respect de la vie privée, au droit à la protection sociale et de la santé publique.

Prendre soin de toutes et tous

Il n’est pas possible au nom de la seule liberté individuelle de nier le danger de la pandémie et de refuser de prendre collectivement soin de la santé de toutes et tous.

Poitiers, le 6 août 2021
Thierry Pasquier, Pascal Boissel, Sophie Le Mô, Guy Aubarbier

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