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La lutte du peuple colombien et la solidarité à développer

Quand : le 14 octobre 2021 à 17 h.

En présence et en ligne (zoom); lieu : Montréal : Alternatives; Québec : Carrefour Cardjin.

En français et espagnol.

 

Au Printemps dernier, en pleine pandémie, le peuple colombien s’est levé pour manifester contre le gouvernement de droite d’Ivan Duque et pour réclamer la justice, la paix et des investissements sociaux pour que cessent les crimes d’État et la fin des violences. Organisée en une myriade de groupes communautaires répartis dans plusieurs régions urbaines et rurales du pays, la mobilisation a réuni des centaines de milliers de Colombien-nes de tous les horizons.

Le régime corrompu du gouvernement actuel d’Iván Duque Márquez, s’est acharné à imposer des politiques néolibérales dans un pays déjà terriblement affecté par la pauvreté et la faim. Dans la lignée des gouvernements autoritaires antérieurs, la réponse aux revendications populaires a été très violente, malgré les appels au dialogue lancés par les manifestant.es, par l’Église et d’autres secteurs de la société civile.

Après deux mois de mobilisations et devant la répression sans nuance, les mouvements populaires se sont repliés, mais ils n’ont pas été ni défaits ni anéantis. Leur force est enracinée au niveau local où des collectifs décentralisés, dans lesquels les jeunes, les femmes et le mouvement autochtone ont eu un rôle sans précédent, persistent et signent. Au point où dans certaines régions, on peut parler d’une sorte de contre-pouvoir qui s’installe peu à peu à la fois pour résister et pour répondre aux besoins les plus pressants de la population (santé, éducation, alimentation, etc.). C’est ce qu’on observe notamment à Cali, la seconde plus grande ville du pays avec plus de 2,2 millions d’habitants.

Les prochains mois, jusqu’à l’élection présidentielle de l’automne prochain (2022), seront déterminants. Les nouvelles organisations et réseaux issus des mobilisations seront à l’épreuve entre la course électorale et la répression sans répit qui est soutenue par des intérêts puissants nationaux et internationaux.

La droite tout en contenant le soulèvement essaie de se positionner pour bloquer la montée des partis et des candidats préconisant une transition vers la démocratie, dont Gustavo Petro, en avance dans les sondages. Les États-Unis et leurs alliés-subalternes Canada font ce qu’ils peuvent pour bloquer le retour de la «vague rose» qui avait amené des ouvertures vers le changement démocratique dans plusieurs pays de l’hémisphère dans les dernières années.

Au Québec, une communauté d’origine colombienne très nombreuse est aux aguets. Cette communauté dénonce le double jeu du gouvernement canadien qui condamne les violations de droits quand cela l’arrange (du point de vue des intérêts commerciaux), mais qui ne dit mot de la grave crise en Colombie provoquée par un régime insensible aux droits de la personne et généreux envers les multinationales.

 

Objectifs de l’activité

Avec cette discussion, nous allons tenter de comprendre ce qui se passe en Colombie et aussi de discuter ce qu’on peut faire du point de vue de la solidarité

Comment expliquer le face-à-face volatile et dangereux entre un régime fortement contesté et une opposition à la fois forte et éparpillée? Quels sont les mécanismes utilisés par les mouvements populaires pour prolonger la résistance et la rendre plus effective? Quel est le projet de société qui émerge des dernières mobilisations pour une autre Colombie? Quelle est la place des Colombiennes dans ce processus?

Pourquoi et comment le Canada et les États-Unis continuent-ils de défendre les acteurs de la répression? Quelles sont les demandes que nous pouvons faire à l’adresse des gouvernements? Comment pouvons-nous apporter une solidarité immédiate y compris pour l’accueil des nombreux réfugiés?

 

Panélistes

Animation : Leila Celis 

Première partie : Aux origines de la contestation

– Leila Celis: mise en contexte et origine des mobilisations;

– Luis Acosta, coordonnateur de la garde autochtone, pueblo Nasa, Cauca;

-  Milena Ochoa, directora CEDINS (Corporación para la Educación e Investigación Popular-Instituto nacional sindical)

 Deuxième partie : Quelle solidarité à développer dans l’État canadien

Témoignages du travail réalisé et de la vision de la solidarité à développer, avec notamment 

Marcela Escribano d'Alternatives, 

Mario Gil du Carrefour d'animation et de participation pour un Monde ouvert (CAPMO), 

Jessica Ramos du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL),

Natham Brullemans du Projet accompagnement solidarité Colombie (PASC).

Échange avec les personnes participantes. 

 

Une initiative du Collectif «Le Québec fou de ses solidarités», en collaboration avec Alternatives, le Projet accompagnement solidarité Colombie,  le Carrefour d'animation et de participation pour un Monde ouvert, le Comité pour les droits humains en Amérique latine.

 

 
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