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ELECTIONS LEGISLATIVES : APPEL DES ACTEURS ET ACTRICES DE L’ÉDUCATION

 

Les 12 et 19 JUIN prochains, pour mettre fin à la casse de l’Education Nationale, pour une politique d’émancipation pour tou.tes, le monde de l'Education appelle à voter NUPES !

Cinq années de présidence Macron ont fait la démonstration du désastre qu’engendrent des politiques néolibérales autoritaires.

Malgré la résistance des personnels de la maternelle à l’université, l’éducation nationale et l’université sont profondément abimées après ces cinq années : des réformes imposées à marche forcée et dans la brutalité les ont déstructurées profondément et la gestion catastrophique des conséquences de la crise sanitaire a profondément mis en cause la confiance des agents et des usager.es dans ces institutions.

Certes, E. Macron présidera encore cinq années le conseil des ministres et la République, mais nous pouvons faire en sorte que sa politique ne s’applique pas. Une autre politique est possible et indispensable.

Or, E. Macron est revenu à Marseille flanqué de son nouveau ministre. Et si les ministres changent, la politique reste. Déjà, en Septembre 2021, non content de la démolition en règle opérée par le ministre Blanquer, il avait attaqué frontalement les fondements de l'école républicaine, en lançant une pudiquement nommée "expérimentation marseillaise". Le voici donc de retour, pour confirmer la généralisation de ce processus mortel pour l’Ecole de la République.

Pour les usagers comme pour les agents, la coupe est déjà plus que pleine : un manque structurel de moyens, le blocage des salaires des personnels, la casse du lycée, du baccalauréat et de l’enseignement professionnel, la dégradation des conditions de travail, le renforcement des pouvoirs hiérarchiques et la mise au pas des enseignant.es par la coercition pédagogique, le développement de la précarité (recours aux contractuel.les plutôt qu’à des emplois statutaires, absence de statut pour les AESH…), la contractualisation des moyens (par les CLA, l’expérimentation Marseille), et la disparition des commissions paritaires. Côté usagers, Parcoursup a profondément abîmé le passage à l'enseignement supérieur : il renforce la discrimination socioculturelle, organise un tri sélectif, restreint l’accès à certaines filières dans une totale opacité.

A l’université, les politiques de contractualisation sont déjà très avancées. Elles se traduisent à la fois par un surcroît de recours aux emplois précaires et par une dégradation des conditions de travail des titulaires, de plus en plus absorbés par des tâches bureaucratiques qui les éloignent de leurs activités de recherche et d’enseignement.

Au-delà de l’Education, ce sont tous nos services publics qui sont exsangues, au bord de l’implosion (Hôpital, Justice, Aide sociale à l’enfance…). La précarité n’a cessé de s’accroitre avec désormais près de dix millions de Français.es qui vivent sous le seuil de pauvreté. Les atteintes aux droits sociaux (réforme des retraites, de l’assurance chômage, atteintes audroit de grève) ou à nos libertés (loi « séparatisme », loi sécurité globale, violence de l’État par la répression des mouvements sociaux) se sont multipliées.

Ces politiques ont engendré des résistances (mouvement des Gilets Jaunes, mouvement sur les retraites, grève du 13 janvier… ) qui ont su arracher des reculs ou des pauses sans pour autant inverser la tendance.

Mais la crise démocratique et sociale s’est accrue et l’extrême-droite, avec son socle profondément antisocial, autoritaire, liberticide, réactionnaire et excluant par essence, est aux portes du pouvoir.

Porteuse d’une logique de guerre civile, elle fait peser de lourds dangers sur la cohésion, la démocratie et l’avenir de notre pays.

Ainsi, cinq années de Macronie laissent une société fracturée comme jamais, tant socialement que politiquement, et une jeunesse au bord du gouffre.

Nous savons que ce second quinquennat s’inscrit dans la continuité du précédent : nouvelle réforme des retraites pour retarder l’âge de départ, travail gratuit pour les bénéficiaires du RSA, prolongement de l’inaction climatique quand la crise atteint son paroxysme, poursuite des politiques austéritaires (pas de proposition pour les salaires, ni pour les pensions), désarmement continu des services publics.

Dans les établissements scolaires, avec une majorité acquise à Emmanuel Macron à l'Assemblée, le pire est à prévoir dans une logique de marchandisation et de casse de nos métiers : salaires au mérite, remise en cause de l’Education Prioritaire, mise en concurrence des établissements et des personnels, privatisation accélérée du système d'éducation, apprentissage précoce, développement d’une université à deux vitesses avec une offre pédagogique dégradée, entêtement au renforcement des fondamentaux au détriment de la formation globale diversifiée, destruction accentuée de l‘enseignement professionnel…

L’éducation nationale en particulier, et notre société en général, peuvent-elles résister à cinq années supplémentaires de cette politique ?

Face au pouvoir ultra-libéral et à l’extrême-droite, l’élection présidentielle a fait émerger un troisième pôle, un pôle de rupture écologiste et social, en situation d’accéder au second tour. Désormais élargi et rassemblé sous l’étendard de la NUPES pour les élections législatives, il constitue une alternative politique crédible par son programme et sa capacité à l’emporter électoralement.

Il est aujourd’hui tout à fait clair que les intérêts des salarié.es, des retraité.es, des jeunes peuvent s’incarner et s’exprimer dans un vote rassemblé. Quoi qu’il arrive, si cette alternative écologique et sociale accède aux responsabilités, elle n’exonèrera pas les syndicalistes, les associations, les citoyen.nes et leurs organisations, de la responsabilité de continuer de porter le plus haut possible leurs revendications en toute indépendance du pouvoir politique et dans les luttes. Mais c'est une évidence : nous ne souffrirons pas cinq années de plus d’un gouvernement Macron.

Dès lors, nous nous engageons dans cette campagne. D’abord en portant haut et fort nos revendications d’une société de justice sociale et écologique, d’égalité et d’émancipation pour tout.es.

C'est pourquoi nous appelons les salarié.es et les usagers de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur à se mobiliser massivement lors des élections législatives des 12 et 19 juin prochains en votant pour les candidat.e.s de la NUPES, pour faire advenir un gouvernement d’union populaire qui engage les ruptures indispensables avec l’ordre capitaliste libéral et productiviste.

 

Premiers signataires : Charlotte Bourgougnon (Syndicaliste enseignante), Assiata Abdou (syndicaliste AESH), Emmanuel Arvois (Syndicaliste enseignant), Delphine Cavallo (militante associative parent d’élève), Paul Bouffartigues (Directeur de recherche émérite au CNRS), Laurent Tramoni (syndicaliste enseignant), Sonia Bouhadouf (militante étudiante), Samuel Joshua (Professeur émérite Université Aix-Marseille), Sébastien Fournier (syndicaliste enseignant), Cécile Baron (militante associative parent d’élève), Nicolas Voisin (syndicaliste enseignant), Baptiste Giraud (Enseignant Chercheur à l’Université), Pascal Pons (syndicaliste enseignant), Rodolphe Pourrade (syndicaliste enseignant), Jade Itier (Etudiante), Annie Sandamiani (syndicaliste enseignante), Arnaud Dupleix (militant associatif parent d’élève), Martine Vasselin (MCF honoraire Aix-Marseille université), Frédéric Grimaud (syndicaliste enseignant), Farida Brahmi (syndicaliste AESH), David Tessier (syndicaliste enseignant), Vincent Condé (étudiant), Michel Chilitopoulos (syndicaliste Agent territorial), Gérard Leidet (syndicaliste enseignant), Suzette Nié (syndicaliste AESH), Myriam Ghejati (Syndicaliste enseignante), Idriss Bachi (Etudiant), Valérie Durey (Syndicaliste enseignante), Thibaut Pellegrini (militant associatif parent d’élèves), Yannick Longuet (syndicaliste enseignante), Gérard Amy (Maitre de conférence syndicaliste enseignement supérieur), Nadia Graindorge (syndicaliste enseignante), Franck Balliot (syndicaliste enseignant), Marilyn Giancontieri (syndicaliste AESH), Jacques Lerichomme (syndicaliste enseignant), Mathilde Steinfels (militante associative parent d’élève), Bénédicte Zanca (syndicaliste enseignante), Allan Le Mouroux (militant associatif parent d’élève), Stéphane Rio (syndicaliste enseignant), Hafida Zgimri (syndicaliste AESH), Nicolas Flandrin (syndicaliste enseignant), Marie-Noëlle Hôpital (syndicaliste enseignante), Emmanuelle Joshua (syndicaliste enseignante), Pascal Cotta (syndicaliste enseignant), Gérard Perrier (syndicaliste enseignant), Lise Gastaldi (Enseignante Chercheuse à l’Université), Nicolas Steinfels (militant associatif parent d’élève), Danièle Colombo (syndicaliste enseignante), Nadia El Hanouni (syndicaliste AESH), Irène Issorel (syndicaliste enseignante), Serge Roure (syndicaliste enseignant), Jean-François Poupelin (militant associatif parent d’élève), Aude Touzain (syndicaliste enseignante), Loïc Le Pape (Enseignant chercheur à l’université), Sofia Sessa (syndicaliste enseignante), Khoukha Ali (syndicaliste AESH), Elise Meouchy (association parents d’élèves), Bruno Bourgine (syndicaliste enseignant), Luc Alessio (syndicaliste enseignant), Céline Rousseau (militante associative parent d’élève), Sophie Bietrix (syndicaliste enseignante), Jeanine Laurano (syndicaliste AESH), Mathieur Rhoufari (militant associatif parent d’élève), Barbara Miret (syndicaliste enseignante), Julien Weisz (syndicaliste enseignant), Vincent Soccorci (syndicaliste enseignant), Julie Mélère (syndicaliste enseignante), Fabienne Baroni Rochat (syndicaliste enseignante), Nadine Baggioni (syndicaliste enseignante), Clément Colombo (syndicaliste enseignant), Philippe Sénégas (syndicaliste enseignant), Pierre Sallard (syndicaliste enseignant), Fanny Tailleu (syndicaliste enseignante), Florence Terrier-Bourdin (syndicaliste enseignante), Marga Alauzet (syndicaliste enseignante), Alexis Nicolaï (syndicaliste enseignant), Cathy Ferré (syndicaliste enseigante), Aline Bonnard (syndicaliste enseignante), Barbara Brouchos (syndicaliste enseignante), Mickaël Brégliano (syndicaliste enseignant), Sabine Guenette (syndicaliste enseignante), Mathilde Freu (syndicaliste enseignante), Carole Allione (syndicaliste enseignante)

 
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