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Carte blanche - Les cuisines participatives et solidaires, un levier de santé publique à soutenir d’urgence

Signez la carte blanche en soutien aux cuisines participatives et solidaires

En remplissant ce formulaire, vous donnez votre accord pour signer la carte blanche qui appelle les pouvoirs publiques à reconnaître officiellement le rôle des cuisines participatives et solidaires dans le secteur social‑santé et la transition alimentaire à Bruxelles. Votre prénom, nom et (optionnellement) votre fonction ou votre organisation seront listés en soutien à l’initiative, à moins que vous ne choisissiez de rester anonyme.

Pour lire la version longue de la carte blanche, avec le détail des enjeux et de notre impact, cliquez ici.

On se donne rendez-vous pour le banquet des possibles, le 22 avril, de 16h30 à 19h sur la place Fernand Cocq ! Merci et à bientôt !

 


Les cuisines participatives et solidaires, un levier de santé publique à soutenir d’urgence

Dans un contexte de précarité alimentaire croissante, de solitude et d’anonymat, nous, cuisines participatives et solidaires de Bruxelles recréons du lien de proximité et permettons un accès à une alimentation digne et de qualité. Le 22 avril, nous nous réunissons pour organiser un banquet des possibles et demander une reconnaissance politique de notre rôle essentiel dans le secteur social‑santé.

En Belgique, plus d’une personne sur cinq souffre de solitude sévère, avec des effets délétères sur la santé mentale et sociale et plus largement au niveau politique. Cette solitude renforce un repli sur soi, une méfiance envers les autres  et une plus grande vulnérabilité aux discours de peur et de ressentiment. À plus grande échelle, ce climat nourrit une moindre tolérance et favorise la montée des votes d’extrême droite. Cette solitude s’ajoute aussi à des habitudes alimentaires de plus en plus anonymes (commandes sur appli, ignorance de l’origine des produits) et à une transition écologique souvent racontée « d’en haut », sans égard aux revenus, au temps ni à la charge mentale des personnes concernées. Parallèlement, la précarité alimentaire explose : les files devant les banques alimentaires s’allongent, tandis que beaucoup n’ont accès qu’à une nourriture bon marché, ultra‑transformée et rarement partagée. Les aides classiques, bien qu’indispensables, enferment trop souvent les personnes dans une position de « bénéficiaires », avec les violences symboliques et la perte de dignité que cela implique.

Face à ces fractures, les cuisines participatives et solidaires proposent une alternative concrète : des lieux où l’on cuisine et mange ensemble, à prix libre ou solidaire, avec des produits locaux, de saison et parfois issus de récupération. Ici, chacun·e contribue selon ses envies et ses moyens, et l’on se rencontre à égalité autour de la table : pas d’un côté « donner », et de l’autre « recevoir », mais des personnes qui font ensemble. Des retraités, des travailleur.euses, des étudiant.es, des primo‑arrivant.es, des personnes en incapacité de travail se retrouvent au même endroit, créant des espaces de rencontre intergénérationnels et interculturels. Ces cuisines s’inscrivent dans des réseaux locaux (CPAS, maisons médicales, associations de maraude, écoles, ...) et font de l’alimentation un point d’entrée vers le soin, l’accès aux droits et le lien social.

Nos cuisines ne cherchent pas à « éduquer à bien manger », mais favorisent une alimentation plus saine, végétale et faite maison, ce qui compte beaucoup dans un contexte où seuls 7 % des Belges atteignent la quantité de légumes recommandée. Depuis 2019, le Conseil supérieur de la santé souligne les bienfaits sociaux et collectifs de manger ensemble pour la santé physique et mentale, et appelle à intégrer la commensalité (le fait de manger ensemble) dans les politiques publiques. En soutenant ces lieux, la collectivité investit dans la prévention : moins de maladies chroniques, moins d’isolement, moins de pression sur les systèmes de santé et de protection sociale.

Pourtant, malgré cet impact social évident, les cuisines participatives et solidaires restent précaires, dépendantes d’appels à projets à court terme, de bénévoles et d’équipes sous‑financées. Nous travaillons à l’intersection de la précarité alimentaire, de l’action sociale, de la santé communautaire, de la cohésion sociale et de la transition écologique – des enjeux portés par les politiques publiques, mais rarement pensés ensemble. Ne pas reconnaître ce travail revient à ignorer un levier puissant de prévention et de solidarité. Nous ne demandons pas un « cadeau », mais une politique cohérente : la reconnaissance de nos fonctions pour obtenir un soutien structurel, stabiliser les équipes, pérenniser les lieux, accueillir plus de publics et amplifier un impact déjà tangible.

Reconnaître et soutenir les cuisines participatives et solidaires, c’est affirmer que l’alimentation, la santé et le lien ne sont pas des privilèges, mais des droits. À l’heure de la rigueur budgétaire, ne serait‑il pas temps de miser sur des initiatives qui allègent déjà la facture sociale en remettant la solidarité, la participation et le commun au cœur de la transition alimentaire ?

 

 
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